Règle N°3 : Parler couramment le 2.0

Il va bien falloir vous résigner à cette idée tôt ou tard : il n’y a pas que les Community Managers ou autres bosseurs en communication digitale qui doivent savoir se servir d’un ordinateur. Et par ordinateur, j’entends, au minimum :

- Avoir une véritable maîtrise de la suite office, c’est-à-dire être capable de bien utiliser Word (gérer les paragraphes, les interlignes, les retraits, les titres, etc), de bien utiliser Excel (comment ça vous ne savez pas ce que c’est qu’un tableau croisé dynamique ?), de gérer Powerpoint, Publisher, etc.

- Avoir des notions en graphisme (il ne s’agit pas de maîtriser Photoshop à merveille ou d’être un grand dessinateur, mais au moins de connaitre les bases).

- Avoir des notions en administration de site web : savoir ce qu’est un CMS, savoir gérer (et tenir) un blog, savoir ce que sont twitter, facebook, pinterest, trumblr, etc.

Pourquoi ?

La raison en est simple : vous ne savez JAMAIS sur quel type de missions vous êtes susceptibles de tomber. Aujourd’hui, une grande majorité des « travaux » opérés par des communicants sont soutenus par des logiciels de toutes sortes. Savoir maîtriser ceux-là vous donnera des repères et des appuis pour en apprendre rapidement de nouveaux et de plus spécifiques. En outre, bien des offres de stages/d’emplois précisent directement qu’il est nécessaire de maîtriser la suite office pour répondre à une des missions du stage au moins.

Vous avez peut-être une idée précise du domaine dans lesquels vous voulez exercer et c’est tant mieux, néanmoins rien ne dit que vous arriverez tout de suite à occuper le poste dont vous rêver. En d’autres termes, avant de devenir ce fameux « responsable de communication externe/interne/publique/digitale/politique-et-j’en-passe  » que vous souhaitez tant devenir, il est probable que vous passiez par une période d’apprentissage où on vous fait toucher un peu à toutes les menues tâches de ces différents aspects (surtout si vous bossez en collectivité territoriale ou dans une start-up). Et c’est dans la menu-tâche, cher ami apprenti, que tu as intérêt à te démerder en logiciels mac et pc, parce que tu peux être sûr que les trucs chiants et bêtement applicatif, c’est toi, ô débutant stagiaire ou jeune embauché, qui va te les taper.

La bonne nouvelle, c’est que tant qu’on accepte d’y passer un peu de temps, tout ceci n’est pas bien compliqué. Pour chaque logiciel, vous trouverez des tutoriels partout sur internet. Si vous n’avez pas la suite office (parce que vous êtes un étudiant fauché par exemple ^^), il existe bon nombre de logiciels concurrents et gratuits qui ressemblent beaucoup aux officiels. Apprendre à gérer ceux-là vous permettra rapidement de retrouver des repères sur les « vrais ». (Pour ma part, j’ai appris à utiliser Gimp bien plus que Photoshop, et bien que Photoshop soit beaucoup plus complexe et complet, avoir les bases sur Gimp permet de rapidement s’y retrouver).

 Le web et ses logiciels font désormais partis de la boîte à outil de l’apprenti communicant, tant en amont (nécessaire à la préparation du projet) qu’en aval de ses travaux (forme du rendu final et de la communication elle-même). Avant de postuler pour un stage ou un premier emploi, pensez donc à mettre en valeur cette maîtrise sur votre CV, et n’hésitez pas à exprimer votre aisance vis-à-vis du monde du web.

Ecoles VS Masters Universitaires ?

C’est bien beau, de vous écrire tout un article pour identifier trois critères indispensables à toute formation en com’ (cf le précédent article :http://eternelleapprentie.fr/comment-choisir-sa-formation-en-communication/), mais j’vous connais, les apprentis communicants… ça vous suffit pas. ça répond pas à l’éternelle question, au dilemme insoutenable qui vous fait faire des nuits blanches depuis 3mois. Ecole privée ou Master universitaire ? Iscom ou Efficom ?  Pour beaucoup d’entre vous, là sont les vraies questions. Ce seront donc celles du jour !

Entre écoles et formations universitaires, quelles différences ?

Sachez tout d’abord que toutes les formations sont différentes, quelles soient privées ou publiques. En ce sens, ce qui sera dit sur une école en particulier ne peut en rien être généralisé aux autres. Il existe malgré tout des ressemblances réelles entre certaines écoles et certaines facs, pour la simple et bonne raison qu’elles fonctionnent sur des modèles souvent similaires. Ce sont donc sur ces modèles généraux que je vais tâcher de vous informer.

L’avantage des écoles : 

Si on reprend la liste des trois critères évoqués dans le précédent article, on peut dire que très généralement, les écoles ont l’avantage d’assurer :

1) Le critère numéro 1 (donner ce qu’il faut en connaissances théoriques et pratiques). En effet, il suffit de parler avec des anciens élèves des différents établissements et de regarder les « programmes » de chaque année pour se rendre compte que les cours se veulent vraiment des cours de communication, et que l’étudiant est assuré de se faire un bagage de connaissances réelles dans ce domaine.

2) Le critère numéro 3 (offrir une formation profesionnalisante : réseaux de l’école + rencontre de professionnels + stages). Partenariats, journées-concours organisées pour répondre à un exercice donné par telle ou telle entreprise, réseaux des anciens élèves extrêmement développés et suivis… les écoles privées font TRES attention à cette dimension.
Bien sûr, chaque école possède un réseau plus ou moins étendu, mais toutes ont à coeur (en tout cas toutes celles que j’ai observé jusque là ^^) de le développer et d’y insérer leurs étudiants.

3) En comparaison avec l’université, les écoles ont le souci de se tenir informées et de mettre à jour leur programme en conséquence. Les nouvelles techniques et technologies font rapidement l’objet de nouveaux enseignements. En outre, il n’est pas rare qu’une école possède des « salles info' » équipées d’ordinateurs performants et possédant toute une panoplie de logiciels qui pourraient vous êtres très utiles.

4) Le dernier avantage des écoles est que beaucoup d’entre elles jouissent d’une réputation qui profite à l’étudiant. Je n’ai pas d’explication à cela : la sélection a beau y être souvent beaucoup moins fortes qu’elle ne l’est pour l’université, où il n’y a en général que 25places pour des centaines de candidats et où les concours sont loin d’être acquis d’avance (contrairement à la réputation des concours-factices des écoles privées), sortir d’une école a souvent plus de poids que le fait de sortir d’une université lambda.

Les inconvénients des écoles : 

1) Le premier inconvénient majeur, c’est qu’une école n’est pas toujours certifiée par l’état. Cela sous-entend que toutes les formations proposées par les écoles privées ne sont pas forcément reconnues. Autrement dit, pour un employeur, même si vous sortez avec votre diplôme  Bac + 3 ou + 5  de votre école, ce diplôme peut paraître nul à ses yeux. « On s’en fout tant qu’il m’embauche ! » pensez-vous ? Sans doute, mais le salaire peut s’en ressentir si vous n’êtes considéré pour lui que comme « un bachelier ayant suivi des formations supplémentaires » !

Comment vérifier si mon école est certifiée par l’état ? 

La bonne nouvelle, c’est que la vérification est simple : il suffit de regarder sur le site web de l’école s’il y a inscrit quelque part « diplôme certifié de niveau I, II, III en fonction de l’année d’étude choisie (le niveau III correspondant en gros à un BTS-Bac+2, le niveau II à une licence ou un M1 (bac +3+4), le I à un master 2/Bac +5).

2) Le deuxième inconvénient majeur ne surprendra personne : c’est le prix. Par définition, une école privée est non seulement payante, mais en communication, elle est souvent aussi très chère (vous me direz, on va pas trop se plaindre, les écoles d’ingénieurs sont bien pires). La fourchette varie entre 4500 euros et 9800 euros (true story), sans compter, bien sûr, tout ce qui correspond au frais d’inscription, à la médecine préventive, à l’inscription à telle et telle option obligatoire…

Histoire d’empirer la chose, la plupart des écoles privées ne permettent pas aux étudiants boursiers de garder leurs bourses. Hé oui.  Quant à penser que si vous êtes boursier, l’école sera moins chère : ni songez pas non plus : s’ils n’acceptent pas la bourse, vous pensez bien qu’ils n’accepteront pas la réduction non plus !

La bonne nouvelle, malgré tout, c’est qu’ils existent des solutions contre cet obstacle.

La première, c’est l’alternance. Beaucoup d’écoles privées proposent à leurs étudiants de faire leur cursus (ou une partie de ce cursus) en alternance dans une entreprise. L’avantage de cette formule est triple : non seulement l’étudiant apprend à se former « sur le terrain », mais encore il peut rajouter cette expérience à son CV, et enfin il obtient un salaire pour ce contrat. Certain contrats vont même jusqu’à demander à l’entreprise de payer l’intégralité ou une partie des frais d’admission de l’élève à son école (c’est le cas à Efficom par exemple).

La deuxième est qu’il existe des écoles privées qui permettent aux étudiants de garder leurs bourses (c’est le cas de l’Institut Catholique,  qui propose un très honnête parcours en communication).

3) Le troisième inconvénient concerne la formation elle-même.
Si la majorité des cursus de communication en écoles privées assurent à l’étudiant d’obtenir de vraies et solides « bases » en communication, il n’est pas du tout systématique, en revanche, que notre 2ème critère (celui de développer l’esprit critique des élèves et de leur permettre de devenir des « experts ayant un regard critique sur leur domaine » )soit respecté. La raison de ce manquement est double. La plupart des cours donnés dans des écoles privées sont assurés par des professionnels du monde de la communication eux-mêmes. Cette situation amène de grands avantages, mais aussi un net inconvénient : l’option « pédagogue » n’est pas obligatoire pour un professionnel. Il est souvent là pour vous transmettre ce qu’il a appris et expérimenté, mais pas forcément pour vous faire réfléchir par vous-mêmes. La deuxième raison à ce manquement est que bien souvent, un cursus en communication dans une école n’est… qu’un cursus en communication. Il est rare (mais pas impossible!) que les écoles privées donnent aux étudiants l’opportunité de s’aider d’un regard extérieur à la communication, et qui l’enrichirait pourtant. Des cours d’Histoire de l’art pour les graphistes ou ceux qui rêvent de devenir directeur artistique, des cours de management et de droit pour ceux qui rêve de gestion de projets, des enseignements en sémiologie ou en philosophie pour ceux qui veulent analyser et innover, sont autant d’aides, d’approches extérieures et néanmoins pertinentes qui permettent à l’étudiant de ne pas se limiter à son domaine et (paradoxalement de ce fait) d’y être plus compétent.

Mais qu’en est-il de leur rivale l’Université ?

 

Les avantages de l’université : 

1) D’une, incontestable, l’université est gratuite. Mine de rien, ça soulage.

2) De deux, l’université proposent majoritairement des formations qui fonctionnent sur deux types d’encadrement : l’un par des professeurs-chercheurs, l’autre par des professionnels. Autant dire que l’aspect pédagogique est souvent davantage pris en compte.

3) De trois, l’université à a coeur de permettre à ses étudiants d’avoir une très bonne culture générale. Autant dire qu’ici, c’est notre fameux critère numéro 2, l’esprit critique, qui est souvent assuré. Par des options OBLIGATOIRES dans d’autres domaines, l’étudiant est poussé à ne pas s’enfermer dans une seule pratique et un seul enseignement, et peut ainsi apprendre en histoire de l’art, en sémiologie, en philosophie, en droit, en cinéma… autant d’enseignements qui peuvent contribuer à mieux définir son projet personnel et à lui donner des « spécialités ».

Les inconvénients de l’université :

1) Le problème majeur de certaines formations universitaires, c’est de manquer cruellement au critère numéro 3. Il n’est pas rare en effet que les facultés disposent d’un réseau professionnel très faible avec lequel l’étudiant n’est mis en relation que de manière anecdotique, que les stages soient non-obligatoires et à durée plus limité (1 mois ou 3 mois au lieu de 6), voire que les étudiants ne soient jamais véritablement mis au contact du monde professionnel avant leur stage de fin d’étude.

Ce n’est pas vrai de toutes les formations ou de toutes les facultés, bien sûr. Pour donner l’exemple de ma propre formation, son avantage est qu’étant ancienne, elle a eu le temps, lentement mais sûrement, de se constituer un bon réseau petit a petit. Rien de comparable à certaines écoles qui ont des partenariats à la dizaine, bien sûr, mais ce n’est néanmoins pas le « grand vide » qu’il peut exister dans certaines universités. En outre, nous sommes formés sur un semestre par des professionnels et nous avons un stage obligatoire de fin d’étude en M2.

2) Le deuxième inconvénient de l’université est qu’elle propose des « programmes » de formations souvent…  étranges. Vous pouvez être sûr que vous y aurez de la diversité et de l’ouverture culturelle, mais ça en est parfois au point d’avoir davantage de cours « extérieur à la communication » que d’enseignements de communications réelles. Mieux vaut s’armer de curiosité personnelle pour lutter contre ça, et lire les ouvrages qui vous semblent nécessaires pour approfondir des aspects de communications parfois seulement « évoqués en passant ».

Là encore ceci dit, ce n’est pas vrai de toutes les universités. Les M2 de communication de Paris Dauphine ou de Panthéon Assas    ne souffrent pas de ce défaut par exemple !

3) Le troisième et dernier gros inconvénient de l’université est sans doute la conséquence logique des deux précédents. L’université a mauvaise réputation. Il n’est pas rare d’entendre des recruteurs qui ne veulent que « des gens sortant d’écoles ou de BTS » pour être sûr « qu’ils aient bien les bases ». En sortant de l’université, on part donc souvent avec un « malus » : il faut convaincre que nous avons su en tirer tous les avantages, sans avoir trop souffert des inconvénients. Et pour ce faire, il faut s’être gardé en Atouts quelques stages dans son jeu de cartes…

Cet article parut dans le figaro en avril expliquait ce phénomène : http://etudiant.lefigaro.fr/orientation/actus-et-conseils/detail/article/pourquoi-les-entreprises-delaissent-les-diplomes-de-l-universite-1696/

Voilà pour une première présentation. Cet article n’a pas prétention d’être valable pour toutes les écoles ou toutes les universités, mais simplement de mettre en garde contre certains aspects récurrents. Ainsi étiquetés, ils peuvent facilement être vérifié au moment de faire un choix, et tant mieux si votre école ou votre université n’a pas tel ou tel défaut, ou, tristement, manque à telle ou telle qualité !

Comment choisir sa formation en communication ?

Je veux débuter ou poursuivre mes études en communication, mais quelle formation choisir ?

Les écoles privées valent-elles vraiment mieux que les formations universitaires ? Les cursus universitaires sont-ils véritablement moins « professionnalisants » que les écoles ? Le CELSA ou Science Po sont-ils les meilleures formations existantes ?

Autant de questions que tout apprenti communicant (ou désireux de le devenir) s’est forcément posé ! Autant de questions, malheureusement, qui sont souvent restées sans réponse au moment où on en aurait eu le plus besoin : celui du choix.

Alors l’ambition de l’article du jour : donner des éléments de réponses à ces énigmes !

Commençons pour cela par éliminer immédiatement un vilain préjugé qui aurait pu se loger dans votre esprit et y établir ses racines (et son lot d’angoisse)  : il n’existe pas UNE formation idéale. Même faire 3ans de CELSA, de la L3 au M2 après avoir fait une prépa et 18stages n’est pas une formation idéale. Ok, sur le papier, ça s’en approche, et pourtant. Une formation ne peut, et n’a pas la prétention, de correspondre à tout le monde. Une formation propose toujours des axes de recherches et des méthodes qui lui semblent les plus appropriés pour répondre à la question « comment former de bons communicants ». Mais quoi ? Il n’existerait qu’une seule méthode ? Qu’une seule voie d’accès ? Vous savez bien que non, et les formations elles-mêmes ne le prétendent pas ! Donc l’ami, s’il te plait, assis-toi et arrêtes de stresser pour un rien parce que tu n’as pas fait de prépa, que tu viens d’une L3 en biologie ou en science humaine et pas d’un parcours « information et communication » ou d’un BTS comme tout le monde. Il n’y a pas UNE voie d’accès, ou UNE école pour devenir communicant. Il y en a des dizaines rien qu’en France. Parmi elles, il est évident que certaines sont bien meilleures que d’autres. Mais meilleures en quoi ? En tout ? Certainement pas. En un ensemble de critères précis ? Oui. Reste à comprendre lesquels, et à comprendre quels sont les critères qui VOUS, vous semblent pertinents étant donné le métier que vous visez, les compétences que vous avez déjà acquises, etc.

Partons donc d’une tentative de définition : qu’est-ce que pourrait être une « bonne formation en communication ? ». Pour ma part, je vois trois critères indispensables, et d’autres qui sont des atouts, des « bonus ».

Dans les outils indispensables que doit délivrer une bonne formation :

1. Des bases théoriques indispensables sur le domaine

Une formation en communication qui ne traiterait jamais des contraintes spécifiques au domaine, de ces différents champs d’applications, de ses différents médias, n’est de toute évidence pas une formation en communication.

Comment savoir si la formation que vous regardez répond à ce critère ?

=> Allez dans le descriptif de son programme, et regardez simplement dans un premier temps l’intitulé des cours. Vous trouvez des enseignements comme « communication corporate », « communication digitale », « communication politique » ? Vous êtes sur la bonne voie.

Note : il peut aussi exister des formations très spécifiques : une formation qui se veut « une formation en communication digitale » n’est évidemment pas tenue de vous donner des cours sur « les techniques de communications des institutions ». L’idée, c’est plutôt qu’une formation dite « en communication » mais qui ne vous donnerez que des cours très généralistes de « philosophie de la communication » ou « d’approches pluri-disciplinaires » doit vous alerter.

2. Donner à l’étudiant le souci et les capacités d’être critique vis-à-vis de son domaine d’expertise.

Toute formation qui a prétention de délivrer un diplôme plus élevé qu’une L3 se doit d’avoir un objectif : donner à ses étudiants une capacité de juger de son domaine. Et là, déjà, rien qu’avec ce critère, bien des formations peuvent revoir leur niveau de performance. Avoir de bonnes bases théoriques est indispensable. Mais avoir la distance suffisante vis-à-vis de ses théories et méthodologies, être capable de les apprécier, de juger de certaines stratégies comme étant plus pertinentes que d’autres, être capable d’avoir une opinion sur différentes « techniques » de communication mais surtout de dire et de défendre pourquoi, voilà qui fera de vous un vrai communicant.

Ce n’est pas propre à la communication : c’est vrai de presque tout les domaines. Une formation « professionnalisante » est non seulement une formation qui nous met en contact avec le monde professionnel (par des stages, des rencontres, des exercices concrets et des mises en situation) mais aussi une formation qui nous rend capable d’agir comme un professionnel : c’est-à-dire comme quelqu’un qui peut (et doit) faire des choix et juger de la pertinence de différents outils.

Comment savoir si la formation que vous regardez correspond à ce critère ? 

=> C’est déjà beaucoup plus difficile, mais pas impossible. Lors de JPO (Journées Portes Ouvertes) par exemple, le mieux est d’en parler avec d’anciens étudiants et de leur poser directement la question. Vous pouvez également vous adresser à des professeurs : quel est le but de leurs cours ? Quels outils donnent-ils ?

Vous sentirez tout de suite dans les discours de vos interlocuteurs s’ils vous proposent des « méthodes toutes faites et parfaites » (fuyez les). Si en revanche, ils vous répondent par des  » Nous on propose telle et telle méthodes parce qu’elles nous semblent performantes pour telle et telle choses », si vous sentez de la nuance et de la réflexion dans leurs discours, alors vous êtes déjà probablement entre de meilleures mains.

Remarque : L’idée, c’est de savoir juger tout en sachant que notre réponse est une possibilité parmi tant d’autres, pas d’entrer dans un discours à la « tout est bon, rien n’est mauvais » qui ne se positionne pas.

3. Etre une formation « professionnalisante » = cours + réseau 

Je ne vous le cache pas : c’est ici que les écoles, bien souvent, gagnent des points face aux formations universitaires.
Vous avez forcément déjà entendu ces tristes mots : « on entre pas dans une entreprise sans piston ni contact ». J’ai le regret de vous dire que ce n’est qu’en partie faux. Bien sûr, vous connaissez déjà des étudiants qui sont entrés dans différents organismes en ayant simplement leur diplôme en poche, soit parce qu’ils étaient compétents, soit parce qu’ils savaient « se vendre » (vous aussi, vous détestez cette expression ?), soit parce qu’ils tombaient au bon endroit au bon moment. Mais ça, c’est le scénario qu’on peut poliment appeler celui des « gros veinard ».

Pourquoi ? Il suffit que vous alliez lire quelques offres d’embauches pour le comprendre. Parce que la plupart des entreprises ou des propositions veulent des gens qui ont déjà de l’expérience dans le domaine. Combien de « au moins trois ans d’expérience requise » trouverez-vous ?

Le rôle d’une formation est de vous préparer à entrer dans le monde professionnel, et elle n’a pas 36 solutions pour cela. D’une, elle doit faire de vous un « savant » dans votre domaine (critère 1). De deux, elle doit faire de vous un « expert » dans votre domaine, capable de poser des jugements et de discerner ce qu’il faut privilégier et ce qu’on peut mettre de côté (critère 2), mais de trois, elle doit vous mettre en contact avec les entreprises elles-mêmes.

Stages, rencontres avec des professionnels (qui vous font des cours eux-mêmes et auxquels vous pouvez poser des questions par exemple), et réseaux professionnels qu’a créé l’école/l’université elle-même avec différents organismes sont autant d’éléments indispensables pour vous permettre de vous lancer et de vous créer, vous aussi, un premier « réseau ».

MAIS ! Tout ceci ne saurait suffire si vous, vous n’êtes pas prêt : 

Une formation qui réunie ces trois critères est une formation dans laquelle vous pouvez vous engager avec confiance. Elle fait sa part du boulot. Mais soyons honnêtes, pour autant, elle ne vous assurera jamais un job à la sortie. Car la sortie, c’est vous, et non elle, qui la faites. à vous de faire vôtre ces trois critères. Une formation peut bien vous transmettre tout son savoir, si vous ne faites pas ce qu’il faut pour l’emmagasiner, vous rencontrerez des difficultés. Une formation aura beau vous donner tout ce qu’il faut pour que vous puissiez développer votre esprit critique, si vous restez passif face à ses outils, si vous ne vous y exercez pas, vous ne deviendrez pas cet expert qu’elle prétendait faire de vous. Et de même, une formation aurait beau s’être dotée du meilleur réseau professionnel possible, si vous n’allez pas à la rencontre des gens, si vous ne vous considérez pas comme l’acteur principal de votre propre réseau, vous ne trouverez probablement pas d’embauche autrement que par le « piston » ou l’option « gros veinard ».

Sur ce, à bon entendeur, et bon courage à tous ceux qui sont en recherches de formations aussi bien que d’entreprises : j’espère que cet article aura pu un peu vous aider !

Vous trouverez plus de précisions sur les différentes formations elles-mêmes dans un prochain article.

 

Règle N°1 : Trouver, et savoir choisir une bonne formation

ça semble une évidence : le premier outil indispensable pour devenir un bon communicant, c’est avant tout d’y être formé. Mais qu’est-ce que peut bien vouloir dire « être formé au domaine de la communication », quand on voit le nombre d’écoles, de cursus universitaires, de journées de conférences ou de stages qu’il existe à ce sujet ?

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Quelle formation choisir, et comment ? 

Les deux articles qui suivent se proposent de vous présenter des repères et des informations sur les nombreuses formations existantes en communication (1er article), et de vous donner des éléments de réflexions pour choisir celle qui semble la mieux adaptée pour VOUS (2ème article). Ils sont le résultat des recherches, des rencontres et des discussions que j’ai dues faire moi-même pour décider de ma voie et de mon propre chemin vers le monde professionnel. Autant vous dire qu’ils sont donc issus de réflexions et de constats subjectifs qui n’ont en aucun cas la prétention de se présenter comme « la vérité absolue sur ces formations ».  En outre, si vous avez des informations complémentaires ou divergentes, vous êtes tout indiqué pour laisser vos commentaires sur cette page, alors n’hésitez pas !

 

Des outils indispensables pour devenir un bon communicant(e)… Règle N°2

Parmi la panoplie de choses indispensables que n’importe quelle offre de stage ou de Cdi aura pris soin de marquer sur la liste du « profil idéal recherché » en communication, il y en a un certain nombre auquel vous ne pourrez pas couper. Sisi. Je vous assure. Après l’observation de plus d’une centaine d’offres, c’est quasiment toujours les mêmes.

Malheureusement pour beaucoup d’entre nous, l’élément n°1 de la liste, outre (évidemment) la nécessaire « formation en communication », est… la maîtrise de l’anglais.

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Donc, Règle numéro 2 : Apprendre l’Anglais.

Comment vous dire les choses autrement qu’en vous disant que… c’est indispensable ?

Ok, en tant que stagiaire, en fonction des tâches que l’on vous confiera et du niveau de responsabilité qu’on vous permettra, vous n’aurez peut-être pas l’occasion très fréquente de vous exprimer dans la langue de Shakespeare, que ce soit à l’oral ou à l’écrit.  Et néanmoins, passé cette étape, n’importe qui vous dira que c’est indispensable à votre évolution au sein de ladite société, et le premier à vous le dire, c’est l’offre de stage/d’emploi elle-même.

Alors messieurs dames, c’est parti. On retrousse ses manches. On sort son dictionnaire bilingue, son TOEIC, et on se connecte sur tellmemore pour ceux qui ont la chance d’avoir une université ou une école qui vous a acheté des accès gratuits. Mieux encore : pour ceux qui peuvent se le permettre, pourquoi ne pas le faire en pays anglophone, votre stage ? En un seul coup, vous validez une expérience à l’international et vous améliorez de beaucoup vos capacités linguistiques.